Ma chérie, va voir un psy.

Ma chérie, va voir un psy.

Publié par Didde Diop le

En vouloir aux autres, c’est ne pas prendre en compte une chose essentielle : nous sommes les maîtres de notre vie, de notre destin.

C’est notre force finalement, celle de choisir, choisir de dominer ou de se laisser dominer. Qu’est-ce que je veux dire par cela ?

"choisir de dominer ou de se laisser dominer."

C’est accepter que peu importe la situation, nous sommes les seuls décideurs de notre vie. Cela ne s’applique pas à nos plus jeunes âges, mais lorsque nous sommes capables de réfléchir et de prendre du recul sur notre personne et nos actions. Prendre une pause et se dire : qu’est-ce que je peux faire ? Comment faire pour me défaire d’une situation qui ne me plaît pas ?

Et c’est là qu’intervient un mot que beaucoup de gens n’apprécient pas, car pour eux c’est synonyme de folie ou de manque de discernement, signe que l’on n’arrive pas à gérer sa vie, que “ça ne va pas là-dedans”. J’invoque le mot de la THÉRAPIE, alors ma chérie, va voir un psy, ou un thérapeute.

Pour moi, la thérapie, c’est une sorte de cheat code, cette arme qui te permet de faire face à la vie et de mieux se comprendre, comprendre ses mécanismes, ses peurs irrationnelles. Car la plupart du temps, elles le sont. C’est marrant, les peurs sont initialement là pour nous avertir d’un danger dans notre environnement, pourtant, de nos jours, on a peur de plein de choses : de parler aux autres, de se perdre, même de dire à une personne qu’on l’aime, peur d’entendre que ce n’est pas réciproque, d’être rejeté, d’être abandonné. Alors on s’autorise à avoir des relations sexuelles, les relations les plus intimes avec une personne, lui permettre de nous toucher au plus profond de notre être, et pourtant, prononcer ces trois mots semble impensable, infaisable. La bonne chose, c’est que cela montre qu’il est possible de séparer l’être et les sentiments, mais si on interrogeait les copines et autres proches, on sait que la plupart du temps, au bout de ces relations, se pose la question des sentiments, ce qui dément finalement le fait que le corps et l’âme soient dissociés.

Je dois dire que, dans le fond, c’est quelque chose qui me dérange. Bien sûr, je ne juge pas, mais je trouve que cela nous ancre vraiment dans cette idée un peu consumériste que chaque personne existe sans exister, que la seule chose qui compte, c’est le corps. Et de la même manière qu’on l’utilise pour le labeur, on l’utilise aussi pour manifester les désirs. Je pense qu’il ne faut pas hésiter à dire et à accepter ses sentiments, positifs comme négatifs. Et cela veut dire aussi faire le travail, peut-être aidé par un thérapeute, justement pour comprendre pourquoi on considère ne pas mériter l’amour, ne pas être “enough”, penser qu’il faut être extraordinaire, mieux, plus, pour être apprécié, aimé. Bien sûr, cela ne vient pas de nulle part. Certainement qu’on t’a uniquement appris à performer. Alors oui, il y a des séquelles qui expliquent ton sentiment aujourd’hui, des années plus tard, ne comprenant pas pourquoi tu te comportes d’une certaine manière.

Parfois, cela vient de la manière dont on a été traité enfant, de la place dans la fratrie, des décès de personnes chères, etc. Enfin, je n’en sais rien, je ne suis pas psy, c’est pourquoi, pour moi, il est très important de ne pas être dans ce côté moralisateur, en attendant des personnes qu’elles “s’assument”, notamment en leur disant qu’il faut “s’accepter”, blablabla. Je dis blablabla parce que c’est un travail actif qu’il faut faire, et que malheureusement cela ne tombe pas comme ça…

Certaines personnes se font du mal, avec leurs relations, avec leurs corps, car elles attendent des autres de venir les sauver, en oubliant ou en ne sachant pas que la seule personne qui peut le faire est elle-même. D'où l'importance de “heal”, de se soigner et de ne pas en vouloir aux autres, car en en voulant aux autres, on s’enlève le pouvoir de décider et de prendre le taureau par les cornes, ce taureau qui est notre vie, ces cornes qui sont le volant que l’on dirige pour ne plus être emprisonné par ses traumas.

Allez, roule ma poule et évite les nids-de-poule. Love you.

← Article précédent Article suivant →

Laissez un commentaire

Carnet de vie

RSS
Se trouver moche, pas jolie

Se trouver moche, pas jolie

Par Didde Diop

  Quand j'étais petite, je me trouvais jolie, je me sentais jolie. Certains pourraient me demander : "Mais comment trouves-tu ce sentiment ?". À vrai...

Plus
S’aimer avant d’aimer les autres - La confiance en soi
Amour de soi Bien-être Bienveillance Confiance en soi

S’aimer avant d’aimer les autres - La confiance en soi

Par Didde Diop

On entend souvent cette phrase, partout, tout le temps : "Si tu ne t’aimes pas, comment veux-tu que les autres t’aiment ?" Pourtant, bien que...

Plus